Étape par étape : paramètres et équipements
Chaque étape prépare la matière pour la suivante. Une étape omise ou mal exécutée crée des problèmes en aval qu’aucun équipement de qualité ne pourra corriger ensuite.
- 1 · Réception et stockage — les noix brutes arrivent à 8–10 % d’humidité, mêlées aux débris de récolte. Stockez à 7–8 % d’humidité : au-dessus, risque de moisissure ; en dessous, les coques deviennent cassantes. Prévoyez 15 à 30 jours de stock tampon pour que la ligne ne manque jamais de matière.
- 2 · Nettoyage et calibrage préliminaire — des cribles vibrants multi-étages retirent feuilles, brindilles et pierres et trient par taille. 500 à 2 000 kg/h selon le modèle, 2 à 5 CV. L’uniformité de taille conditionne tout l’aval : décortiquer des tailles mélangées revient à sous-traiter les grosses noix ou à casser les petites.
- 3 · Conditionnement (cuisson vapeur) — vapeur haute pression à 3–4 bar pendant 10 à 15 minutes, par lots de 200 à 500 kg en cuve inox. Ramollit la coque et liquéfie partiellement le CNSL. Fait passer le taux d’amandes récupérées d’environ 75 % à 85–90 % et réduit l’usure de la décortiqueuse. Alternative : tambours de torréfaction à 180–200 °C pendant 8 à 12 minutes, courants en Afrique, qui brûlent le CNSL mais exigent un contrôle strict de la température.
- 4 · Décorticage (coupe) — des lames calibrées font deux coupes précises sans atteindre l’amande, si bien que la coque se détache intacte. Récupération d’amandes entières de 85 à 90 %, environ 2 à 3 CV par tête. La capacité de décorticage doit correspondre à celle du séchoir sous peine de goulet. Les bonnes machines intègrent des bacs de collecte du CNSL, transformant un déchet en source de revenu.
- 5 · Séchage des amandes — les amandes humides entrent à 8–12 % d’humidité et ressortent à 3–4 %. L’air chaud circule à 60–70 °C pendant 8 à 12 heures. Dimensionnez le séchoir sur la sortie du décorticage : une ligne à 300 kg/h sur un poste de 8 heures produit environ 2 400 kg d’amandes humides, prévoyez donc 2 500 à 3 000 kg de capacité.
- 6 · Humidification des amandes (borma) — les amandes séchées à 3–4 % sont volontairement ramenées à 5–6 % d’humidité de surface avant dépelliculage. Contre-intuitif mais essentiel : trop sèches, elles s’écaillent ; trop humides, la pellicule adhère.
La page source indique un décorticage à 60–80 kg/h par tête et plus de 400 kg/h en multi-têtes. Ces valeurs ne correspondent pas au standard de devis TTQ utilisé ailleurs sur ce site (4 lames 230 kg/h, 16 têtes 700 kg/h en calibre A). La description ci-dessus est reproduite telle que publiée ; les pages machines et les tableaux de modèles font foi pour les capacités, et l’écart est signalé pour confirmation plutôt que réconcilié en silence.
| Étape | Entrée | Sortie | Machine |
|---|---|---|---|
| 1. Calibrage | Noix de cajou brutes | Noix calibrées | Machine de calibrage |
| 2. Cuisson vapeur | Noix calibrées | Noix ramollies | Machine de cuisson |
| 3. Décorticage | Noix ramollies | Amandes + coque | Décorticage / coupe |
| 4. Séchage | Amandes décortiquées | Amandes séchées | Séchoir borma |
| 5. Dépelliculage | Amandes séchées | Amandes pelées + testa | Machine de dépelliculage |
| 6. Calibrage/tri | Amandes pelées | Amandes calibrées, triées | Calibrage + trieuse optique |
| 7. Emballage | Amandes calibrées | Lots d’export scellés | Emballage sous vide |
La coque de l’étape 3 est acheminée vers le brûleur pour la chaleur de procédé.
Pour la version narrative, voir le guide pas à pas ; pour la vue d’ensemble complète, voir transformation de la noix de cajou.

